Faire un minimum d’exercices peut avoir un si grand effet!

Dr Sheri Colberg Ochs PhD

Dr Sheri Colberg Ochs PhD

Pour ceux d’entre nous qui sommes plutôt aptes à faire de l’exercice régulièrement, il nous difficile d’imaginer que des gens présentement sédentaires, inaptes ou en surpoids puissent tirer un bénéfice du simple fait d’arrêter de rester assis pendant quelque temps. Cependant, la recherche dans ce domaine est maintenant complètement claire. Les individus qui ont le plus à gagner peuvent grandement affecter leur santé métabolique en prenant le parti de franchir de petites étapes dans la bonne direction pour prendre l’habitude de faire de l’exercice
Pour commencer, nous devons vraiment mettre l’accent sur le fait de quitter le canapé plus souvent. Dans le cas du diabète de type, il est nouvellement diagnostiqué, chez des personnes dans la tranche d’âge de 30-80. Plus de temps passé à l’état sédentaire est associé à un tour de taille plus large, ce qui veut dire plus de mauvais gras. Cependant, opérer de petits changements dans le niveau d’activités quotidiennes, comme prendre une pause de cinq minutes pour marcher toutes les heures, pourrait favoriser une contrôle du poids voire une perte de poids. Un individu pourrait théoriquement dépenser 25, 59 ou 132 kilocalories supplémentaires durant une journée de travail de huit heures juste en se levant et en marchant à un rythme normal. Il est possible de choisir soi-même le temps de marche qui peut être de une, deux ou cinq minutes chaque heure, respectivement , en comparaison au fait de rester assis tout le temps. (2) Ainsi, le simple fait d’interrompre sa sédentarité, est un moyen potentiel de perdre du poids et prévenir le gain de poids dès le départ, et cela pourrait tout autant prévenir le diabète de type II à ses débuts.

En outre, une seule session d’exercice modéré peut avoir un effet plus durable sur la gestion du diabète que la plupart ne le réalisent. Par exemple, dans une étude récente, les individus avec une faible tolérance au glucose ou diabète de type II se sont soumis à une seule session de 30 minutes d’aérobic modéré ou 45 minutes [d’exercice de résistance]. (3) Etonnamment, ce seul exercice a significativement réduit la prévalence des participants à l’hyperglycémie (définie comme un taux sanguin de glucose supérieur à 10 mmol/L) pour les 24 heures qui ont suivi.
Ce n’est pas que tous les exercices doivent être réalisés aussi intensément non plus pour avoir de l’effet. Les personnes avec un diabète II qui se sont soumis à un exercice isoénergique d’endurance pendant 60 minutes à 35% pour la charge de travail maximale ( faible intensité) ou 30 minutes à 70% de la charge maximale ( haute intensité) ont réduit leur prévalence à l’hyperglycémie de 50% et 19% dans les faible et haute intensité, respectivement, pour 24 heures après l’exercice également. (4) Ces résultats suggèrent qu’une seule session d’exercice à faible intensité pourrait en fait être plus efficace dans la réduction de la prévalence à l’hyperglycémie durant les 24 heures qui suivent plutôt qu’un travail à haute intensité.

Généralement, les personnes âgées doivent se livrer à une activité physique chaque jour

Faire un minimum d’exercices peut avoir un si grand effet!

Nous disons souvent au gens que faire de l’exercice quotidiennement est bien, mais cela pourrait ne pas être nécessairement vrai non plus. Quand des adultes souffrant d’un diabète de type II ne sont ni exercés ni engagés dans 60 minutes [de pédalage ou d’exercice cyclique] modéré répartis soit sur une seule session pratiquée chaque jour ou comme 30 minutes d’exercice quotidien et que leur glycémie était monitorée continuellement pour 48 heures, leur prévalence à l’hyperglycémie a été réduite de 32% à la période sans exercice à 24% pour les 48 heures suivant un pédalage (vélo) quotidien ou suivant du pédalage pratiqué n’importe quel autre jour. Ainsi, il apparait qu’aussi longtemps que la dépense calorique totale est atteinte, durant un exercice, l’exercice quotidien peut aussi bien être pratiqué n’importe quel autre jour et avoir les mêmes résultats glycémiques.

Vu qu’il si aisé d’avoir un aussi grand impact, il est temps de pousser toutes personnes pratiquant ces activités à mieux gérer leur diabètes et leur poids. Il est temps de se lever et marcher un peu ! Etre adulte empêche-t-il quelqu’un ?

Références

  1. Cooper AR, Sebire S, Montgomery AA, Peters TJ, Sharp DJ, Jackson N, Fitzsimons K, Dayan CM, Andrews RC. Sedentary time, breaks in sedentary time and metabolic variables in people with newly diagnosed type 2 diabetes. Diabetologia. 2012; 55(3):589-99.
  2. Swartz AM, Squires L, Strath SJ. Energy expenditure of interruptions to sedentary behavior. Int J Behav Nutr Phys Act. 2011; 8:69.
  3. van Dijk JW, Manders RJ, Tummers K, Bonomi AG, Stehouwer CD, Hartgens F, van Loon LJ. Both resistance- and endurance-type exercise reduce the prevalence of hyperglycaemia in individuals with impaired glucose tolerance and in insulin-treated and non-insulin-treated type 2 diabetic patients. Diabetologia. 2011 Nov 29 [Epub ahead of print]
  4. Manders RJ, Van Dijk JW, van Loon LJ. Low-intensity exercise reduces the prevalence of hyperglycemia in type 2 diabetes. Med Sci Sports Exerc. 2010; 42(2):219-25.
  5. van Dijk JW, Tummers K, Stehouwer CD, Hartgens F, van Loon LJ. Exercise Therapy in Type 2 Diabetes: Is daily exercise required to optimize glycemic control? Diabetes Care. 2012 Mar 12. [Epub ahead of print]