Tout savoir sur l’hypoglycémie

Tout savoir sur l’hypoglycémie

Tout savoir sur l’hypoglycémie

Nous abordons très souvent à l’aide de notre spécialiste le dr Sheri Colberg de nombreuses questions liés au diabète et aux variations de la glycémie. Aujourd’hui, nous nous penchons sur le cas particulier de l’hypoglycémie qui semble moins grave que l’hyperglycémie mais n’en est pas moins important.  Les personnes diabétiques sont en général celles qui en souffrent le plus souvent mais nul n’est à l’abri d’une hypoglycémie et des conséquences qui peuvent en découler. Pour les éviter, il est primordial de mieux comprendre cette affection et de prendre des mesures pour la prévenir.

L’hypoglycémie liée au diabète et l’hypoglycémie réactionnelle

Il s’agit des deux formes d’hypoglycémie que l’on peut distinguer. L’hypoglycémie réactive ou réactionnelle est celle qui touche les non-diabétiques. Dans le cas des diabétiques, l’hypoglycémie touche ceux qui sont traités à l’insuline ou aux sulfamides hypoglycémiants. Leur taux de sucre ne pouvant plus être régulé par le pancréas, ils sont obligés de recevoir une injection régulière d’insuline.

Pour un patient sain, on parle d’hypoglycémie réactionnelle lorsque les conditions suivantes sont réunies:

  • des baisses subites d’énergie accompagnées de symptômes comme des tremblements, nervosité, faim atroce.
  • une glycémie de moins de 3,5 millimoles par litres ou 0,6g/l au moment du constat.
  • une disparition des malaises après consommation de sucre ou d’aliments sucrés.

Ces critères ont été établis en 1930 par le chirurgien américain Dr. Allen Whipple. On les appelle la triade de Whipple. Il faut dire que l’hypoglycémie réactionnelle est très controversée. Certaines personnes souffrent régulièrement de baisses d’énergie, de nervosité ou de moments de fatigue mais leur taux de glycémie est normal. Ils pensent souffrir d’une hypoglycémie mais la médecine ne peut les reconnaître comme atteints de ce mal. On les appelle des pseudo-hypoglycémiques. Un état de panique ou un excès de stress pourraient être en cause. En médecine, les cas avérés d’hypoglycémie répondent aux trois conditions préalablement citées. L’hypoglycémie est diagnostiqué en général chez les sujets intolérants aux glucoses et les femmes entre la vingtaine et la trentaine. bien  que source de malaise, L’hypoglycémie n’est pas considéré comme une maladie.

Les facteurs à risque de l’hypoglycémie

Les causes probables de l’hypoglycémie sont:

  • un manque de glucides suite à un repas raté ou retardé ou encore une faible consommation de glucides.
  • un stress physique ou physiologique (changement hormonaux)
  • une erreur dans la dose ou l’horaire d’injection de l’insuline
  • un excès d’activité physique
  • la consommation d’alcool. Il inhibe les mécanismes de libération du glucose au niveau du foie. Il peut conduire à une hypoglycémie si le sujet boit à jeûn.

Symptômes de l’hypoglycémie

Les symptômes de l’hypoglycémie se classent en deux catégories selon la cause.

Symptômes causés par la sécrétion d’adrénaline

On les qualifie de signaux d’alarmes car ce sont les premiers qui apparaissent.

  • tremblements
  • palpitations
  • anxiété
  • transpiration
  • faim
  • nausées
  • picotements
  • pâleur

Si après l’apparition de ces signes rien n’est fait, les symptômes suivants apparaissent.

Symptômes liés au manque de glucose au cerveau

  • Troubles de concentration
  • Changement d’humeur
  • Confusion
  • Faiblesse
  • Somnolence
  • Vision embrouillée
  • Troubles de la parole
  • Maux de tête
  • Étourdissements

Si en revanche la crise d’hypoglycémie se déclenche la nuit, le sujet peut manifester les signes suivants:

  • Cauchemars
  • Sommeil agité
  • Maux de tête au réveil
  • Des insomnies

Dans ce premier cas, le sujet est conscient et peut faire le nécessaire: dès l’apparence des premier signes, le sujet doit s’asseoir. Si le sujet est en voiture ou use d’un quelconque moyen de déplacement, il doit arrêter tout mouvement. Il doit ensuite prendre un aliment sucré ou du sucre. Un verre de soda, jus de fruits, le miel, la confiture. Les fruits et le chocolat et les fruits sont à éviter parce que leur action hyperclicémiant est plus lente.

Dans le deuxième cas, le sujet n’est pas en mesure de se re-sucrer tout seul: il est peut-être victimes de tremblement ou n’a plus aucune force. L’aide d’une tiers personne est donc nécessaire.

Parfois le malade n’est pas conscient de son état d’hypoglycémique. Il est difficile de le convaincre. Il faut procéder avec douceur avec le sujet lorsque vous remarquez des signes d’hypoglycémie chez lui.

Si le sujet est gravement atteint et est inconsciente (coma, convulsions…), il ne faut surtout pas lui donner à manger. Il risquerait de s’étouffer avec l’aliment ou le sucre que vous lui donnez. Il vaut mieux appeler les urgences.

Si la personne est sous insuline, il est impératif de trouver quelqu’un de qualifié pour lui faire une injection de glucagon. Ce dernier doit garder son sang-froid pour ne pas rater l’injection.

Enfin, voici donc quelques recommandations pour prévenir l’hypoglycémie.

  • maintenir une alimentation saine et équilibrée. C’est la base pour prévenir les crises d’hypoglycémie.
  • faire régulièrement des exercices physiques mais de façon modéré. Il aide au fonctionnement des hormones chargées de la régulation de la glycémie. Il faut éviter les exercices violents ou qui nécessitent trop d’énergie.
  • Apprendre à gérer le stress. Dans les situations de stress, identifier les problèmes et leurs origines. Essayer de trouver des solutions. Si possible avoir recours à une aide extérieur. Pratiquer des exercices de relaxations et de détente pourront aider à évacuer le stress.
  • respecter les horaires des repas
  • pour les diabétiques sous insuline, respecter les horaires d’injection.
  • mesurer régulièrement sa glycémie pour pouvoir l’ajuster en cas de besoin
  • éviter la consommation d’alcool le ventre vide
  • vérifier auprès du pharmacien l’effet sur la glycémie des médicaments achetés sans ordonnance avant consommation.

En somme, l’hypoglycémie n’est pas une maladie grave. Le risque qu’il conduise à la mort est quasi nul mais pas nul. Tout dépend des circonstances dans lesquelles le sujet fait de l’hypoglycémie. S’il est au volant ou en plein travail ou en pleine séance de sport à risque (ski nautique, alpinisme ou même natation), le risque de mort est accru. Par ailleurs, le risque mortel est plus important lors de la consommation d’alcool. Il faut donc prendre des précautions au plus tôt et ne jamais négliger les signes d’une hypoglycémie.