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L’endométriose, une maladie gynécologique difficile à diagnostiquer (2eme partie)

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L’endométriose, une maladie gynécologique difficile à diagnostiquer (2eme partie)

L’endométriose est une maladie qui touche une grande majorité de femmes. Elle provoque des dégâts allant de douleurs intenses à des problèmes de fertilité. Des études sont toujours en cours afin de circoncire la maladie de façon définitive et de préconiser un traitement médical adéquat . Pour l’heure, nous vous proposons de faire le tour de quelques astuces naturelles qui vous aiderons à appréhender les symptômes engendrés par la maladie.

L’alimentation

Pour les femmes souffrant d’endométriose, il est recommandé d’éliminer certaines denrées de votre alimentation et rendre plus fréquente la consommation d’autres. Commençons par les éliminations.

Aliments à éviter

De nombreuses femmes atteintes de l’endométriose ont remarqué une amélioration de leur état de santé après l’élimination d’un bon nombre de produits transformés ou industriels. Il s’agit notamment de :

  La viande rouge

  La charcuterie

  Les Graisses hydrogénées  et trans contenus dans les produits industriels comme la margarine, les pâtisseries

   La Caféine

   Le sucre sous toutes ses formes

En dehors de ceux précédemment cités, on remarque une intolérance au gluten chez les femmes porteuses de la maladie. Il est apparemment un facteur important parce que son élimination donne une très bonne amélioration de la santé sur le long terme. On retrouve le gluten dans les aliments suivants :

  Blé

  L’orge

 Le seigle

 L’avoine

 L’épeautre

 Le triticale

 L’amidonnier

Notons que tous ces céréales se retrouvent généralement  dans les farines, les pâtisseries, les confiseries, les couscous, les boissons fermentées à base de céréales, les aliments panés… d’où la nécessité d’éviter les produits cités plus haut. Faites attention donc à la composition des aliments achetés dans les grandes surfaces. Recherchez le plus souvent le label « Sans gluten ».

Les aliments sains et recommandés

Il existe dans vos habitudes alimentaires, des aliments dont la consommation n’influence pas la maladie et d’autres qui favoriseront une amélioration de votre état de santé.

Ceux que vous pouvez consommer sans problème sont entre autres :

 Le riz

 Le maïs

 Le sarrasin

 Les fruits

 Les légumes

 Les légumes et fruits secs

 Les œufs

 Les légumes verts : brocolis, épinards, bettes, feuilles de patates, mâche…

 Les graines de lin moulues

 L’huile de lin issue de la première pression à froid

 Le thé vert

En plus de ces aliments, un certain nombre de compléments peuvent être bénéfiques pour complémenter le traitement. On retrouve dans cette catégorie,

 Les extraits de pépins de raisin : ils ont une forte teneur en antioxydants. Ce qui est bénéfique pour l’organisme.

 Le magnésium : c’est un minéral hautement recommande pour combattre les douleurs musculaires, les douleurs des règles, la fatigue chronique, la constipation, les nausées… pour ne citer que ceux-là. Il convient donc pour combattre un bon nombre de symptômes de l’endométriose.

Le pissenlit : c’est une plante médicinale purificatrice des reins et du foie. A prendre en infusion ou comme supplément.

La médecine douce

Hormis les médicaments, vous pouvez recourir à la médecine douce. Elle vous offre une palette de possibilité. Son objectif est d’atténuer la douleur et améliorer la fertilité. En voici quelques-unes :

  • L’acupuncture : contrairement à ce qu’on peut penser, ce traitement n’est pas douloureux. Les aiguilles sont généralement placées au niveau du plexus solaire, dans la région du coccyx, de l’utérus, des ovaires, aux poignets. Cela a pour but de provoquer une libération d’endorphine (hormone naturelle pour calmer la douleur localement), une relance d’énergie et une libération des tensions.  
  • L’ostéopathie : l’ostéopathie est une médecine naturelle selon laquelle tous les maux physiques et psychologiques ont des résonnances dans le corps. Ainsi, les accidents, mauvaises postures, pensées négatives impactent non seulement le système musculosquelletique mais aussi tous les autres systèmes de l’organisme. Il faut donc rétablir l’harmonie dans chacun de ces systèmes pour venir à bout des maux externes. Les praticiens de cette discipline palpent le corps afin d’y déceler des tensions ou des déséquilibres à la base des maladies ou malaises. Ils font ensuite des manipulations pour rétablir l’équilibre. Cette discipline est un corps complet comportant ses propres modes de diagnostic et de traitement.
  • La kinésithérapie : pour lutter contre l’endométriose, la kinésithérapie propose plusieurs méthodes. La méthode chaîne musculaire GDS par exemple, travaille sur le repositionnement du bassin, les tensions musculaires du périnée, les hanches, le ventre et le dos. Le drainage lymphatique consiste à drainer les toxines hors du corps et relancer la circulation lymphatique. Le parafango, lui, consiste à appliquer de la chaleur sur le ventre et le dos. Et enfin il y a les massages. Ils sont bénéfiques pour dominer la douleur tout en se détendant. Il vous faudra vous masser ou vous faire masser tous les jours le ventre, et ce dans le sens des aiguilles d’une montre.
  • L’homéopathie : cette discipline soutient que l’organisme a en elle la force de s’auto guérir. L’homéopathe s’efforce donc de découvrir minutieusement les symptômes du patient, comment ils se manifestent, ce qui les amplifie ou les atténue, les heures où ils apparaissent, les actions qui les exacerbent ou les soulagent. A partir de là, le spécialiste trouvera le moyen de stimuler le processus de guérison inhérent à l’organisme. Ce qui fait que deux patients peuvent souffrir d’un même mal mais peuvent se voir prescrire deux traitements homéopathiques différents. Ce traitement peut être complété par un peu de phytothérapie. Il consiste à recourir à des tisanes ou infusions à base de plantes aux effets anti-inflammatoire. Par exemple la sauge, le romarin et les fleurs de Bach.
  • Les cures thermales : l’eau thermale est une eau nettement plus salée que l’eau de mer et très riche en oligo-éléments. Elle a des vertus antalgiques, décongestionnantes et reminéralisantes. Plusieurs moyens thérapeutiques sont utilisés. Par exemple l’irrigation vaginale pendant le bain ou la douche au jet à pression modulable. Il est normal de ressentir une intensification de la douleur au cours de la première semaine de cure. Mais généralement, à partir de la deuxième semaine, les douleurs s’amenuisent peu a peu.

Toutes ces techniques permettent de ressentir un peu moins les symptômes de l’endométriose. Elles sont à compléter avec un sport doux comme la marche ou l’aquagym par exemple. Elles ne remplacent en aucun cas le traitement médical mais sont de très bon moyens pour soulager la douleur et lutter contre les effets secondaires des traitements médicaux. Éviter surtout de rester cloîtrée à supporter la douleur, parlez-en à quelqu’un qui pourra vous comprendre et n’oubliez pas de consulter régulièrement votre gynécologue.