12 Plantes aux propriétés galactagogues

12 Plantes aux propriétés galactagogues

12 Plantes aux propriétés galactagogues

Une des particularité du corps féminin est le mécanisme de l’allaitement. Une femme qui accouche a naturellement du lait dans ses glandes mammaires. La quantité de lait qui s’y trouve s’adapte à la demande du nourrisson. Nous vous avons récemment expliqué les bienfaits de l’allaitement pour la mère et l’enfant. Cependant malgré toute leur bonne volonté, il arrive que certaines mères ne produisent pas assez de lait pour nourrir leur bébé. Pour cela, nous faisons un tour d’horizon sur quelques plantes qui ont la propriété d’augmenter la sécrétion de lait.

Les causes probables du manque de lait
Plusieurs raisons peuvent expliquer le fait que vous ne puissiez pas fournir suffisamment de lait à votre nourrisson. En voici quelques-unes :

  • une mauvaise alimentation
  • le stress ou la fatigue
  • la peur de ne pas pouvoir fournir assez de lait
  • Une mauvaise position de l’enfant vis à vis du sein peut faire que le lait a du mal à sortir.

La plupart du temps, en cas de production insuffisante, il est recommandé de demander l’avis d’un spécialiste. Par ailleurs la phytothérapie met en évidence les propriétés galactagogues de certaines plantes.

1.  Le fenugrec
Le fenugrec est une plante très répandue en Inde, Egypte, Rome et Grèce. Il est utilisé comme légume et permet de soigner de nombreux maux dont le rachitisme, la tuberculose, la bronchite, l’anémie, la faiblesse sexuelle. Il favorise également la sécrétion de lait chez les mères qui allaitent. Pour cela, il n’existe pas de dose prédéfinie. La mère peut en consommer sous forme d’infusion ou de gélules. Cela dit, le goût de l’infusion est assez particulier. Il peut arriver qu’en consommant régulièrement du fenugrec, la sueur, l’urine et aient une odeur de sirop d’érable. Chez certaines femmes, la plante a un effet laxatif. Les effets du fenugrec se remarquent deux ou trois jours après la première prise.

Le fenugrec favorise la sécrétion de lait chez les mères

Le fenugrec favorise la sécrétion de lait chez les mères

2.  Le Malt
Le malt est un dérivé de l’orge. Il est obtenu par germination de l’orge. Il est très riche en amidon en enzymes et en pectines. La pectine est à l’origine du pouvoir galactagogue du malt. Elle stimule la libération de prolactine entraînant ainsi une augmentation de la production de lait chez la femme. On retrouve également la pectine dans les fruits et légumes.

3.  Le fenouil
Il en existe trois variétés de fenouil: le fenouil doux ou fenouil officinal, le fenouil amer et le fenouil alimentaire. L’utilisation du fenouil doux comme plante galactagogue remonte à l’époque de l’Egypte ancienne. Ils utilisaient les plantes et les graines pour stimuler la production de lait chez les femmes. Cette pratique est depuis lors très répandue en médecine traditionnelle. La consommation fréquente de fenouil ne présente aucun risque de toxicité pour la mère et son enfant. Il est pris en infusion et peut se mélanger aisément avec d’autres plantes galactagogues. Pour vos infusions, 2 à 5 g de fenouil doux sont suffisantes par prise. Deux à quatre tasses sont suffisantes par jour.

La consommation fréquente de fenouil ne présente aucun risque de toxicité pour la mère et son enfant

La consommation fréquente de fenouil ne présente aucun risque de toxicité pour la mère et son enfant

4.  Le Ficus
Il s’agit d’une plante à latex affectionnée en Afrique. Son action ne se limiterait pas qu’à l’accroissement du lait maternel, mais également à la fécondité. Il augmente donc la lactation et la fertilité. Les peulhs en donnent à leurs vaches pour accroître leurs quantités de lait et les rendre fertiles.

5.  Le Galéga
Il est très recommandé en Europe depuis les années 1900. Il est pris en tisane à raison de trois tasses par jour. Il est recommandé une cuillère à café de feuilles séchées dans 225 ml d’eau pour préparer l’infusion. À priori la tisane n’a aucun effet secondaire. Cependant il n’est pas conseillé de le mélanger avec d’autres galactagogues suivants : la réglisse, le fenouil et l’anis.

6.  Le chardon-marie
C’est une plante très répandue depuis bien longtemps en Europe. Les premiers croyants nourrissaient la croyance selon laquelle la nervure blanche se trouvant sur la feuille de chardon-marie était le symbole de son lait.  Elle est prise sous forme de tisane. À raison de 2 ou 3 tasses par jour. Une cuillère à café de graines écrasées pour 225 ml d’eau.

7.  L’anis vert
La médecine populaire attribue à l’anis des propriétés aphrodisiaques et galactagogues. Sa teneur en trans-anéthol favorise chez la mère une activité oestrogénique et une action lactogénique. Il est très recommandé pour stimuler la sécrétion de lait chez la mère et entre dans la composition de nombreuses tisanes. Par ailleurs la mère qui en consomme voit son lait aromatisé à l’anis. La posologie recommandée est de 1 à 5 g de fruits écrasés répartis en plusieurs prises par jour en infusion.

8.  Le basilic
Le basilic est utilisé en phytothérapie pour ses propriétés galactagogues. À dose raisonnable il peut succiter la sécrétion de lait, cependant il n’est pas recommandé d’en prendre exagérément. Cela dit les recettes autour du basilic ne manquent pas. Donc pas besoin d’infusion. Il suffit d’intégrer astucieusement cette plante aromatique dans ses préparations culinaires.

les recettes autour du basilic ne manquent pas

les recettes autour du basilic ne manquent pas

9.  Le carvi
Il est connu depuis l’antiquité et doit ses propriétés galactagogues au carvone. Il est utilisé au même titre que le fenouil ou l’anis pour stimuler la lactation. Il peut être pris en tisane ou utilisé dans des préparations de cuisine. Cependant la consommation en grande quantité peut entraîner des néphrites. Il faut donc respecter une dose minimal. La posologie recommandée est de 1,5 g en infusion deux ou trois fois par jour.

10.  Le gattilier
Il est utilisé pour soigner divers affections gynécologiques telles que les irrégularités du cycle menstruel. Quant à sa propriété galactagogue, prise à faible dose (120 mg par jour), il suscite la production de lait. Mais pris en plus grande quantité (480 mg par jour) il produit l’effet contraire. Il est plutôt bien toléré et n’est à l’origine d’aucune interaction médicamenteuse. Néanmoins il est déconseillé aux malades de parkinson en raison de son activité dopaminergique.

11.  Le persil
Le persil est un galactagogue particulier. En fonction de la partie de la plante ou de la voie d’administration, le persil peut avoir des effets contraires. Les fruits et la racine du persil prise par voie orale ont des propriétés galactagogues. Cependant les feuilles fraîches pilées sont utilisées pour confectionner un cataplasme résolutif et anti laiteux.

12.  La verveine
Elle contient de l’aucubine, qui est à l’origine de ses propriétés galactagogues. La posologie recommandée est de 1,5 g par jour prise en infusion. Elle se marie très bien en infusion avec de la menthe.

Autres plantes aux propriétés galactagogues
Il existe de nombreuses autres plantes aux propriétés galactagogues et recommandées par la phytothérapie.On note principalement l’ortie pris en infusion, la Bourrache, l’aneth odorant, l’acore très utilisé par les chinois malgré son risque de toxicité, le cumin, le Lichen d’Islande pris en infusion. Pour ce dernier, il est recommandé de prendre une à deux cuillères à café de 1,5 g ou 2,5 g trois fois par jour.

Petite recette pour augmenter la sécrétion de lait
Voici une recette toute simple pour aider les mères qui allaitent. Il vous faut:

  • 50 g de galéga
  • 25 g de fenouil doux
  • 25g d’ortie blanche
  • 25 g de houblon
  • 25 g de semence de cumin

Une cuillère à soupe du mélange correspond à 250 ml d’eau. A préparer en infusion ou en décoction (décoction de préférence). Vous pouvez boire un litre chaque jour pendant les quatre premiers jours. Ensuite un litre en 2 ou 3 jours. La décoction est amère. Pour atténuer le goût, vous pouvez rajouter du miel.

Les plantes énumérées dans cet article reviennent souvent dans les habitudes alimentaires quotidiennes, en cuisine ou en infusion. Il revient à chaque maman de trouver celle qui pourrait lui convenir en fonction de ses préférences. Par ailleurs il vaut mieux suivre les doses recommandées et demander l’avis d’un spécialiste en cas de difficulté liée à l’allaitement.