Huit conseils pour vaincre la dépression post natale

Astuces naturelles pour gérer le stress au quotidien

Huit conseils pour vaincre la dépression post natale

La grossesse est un phénomène très particulier pour chaque femme. Entres sauts d’humeurs, envies, troubles de l’appétit, rêves, cauchemars, anxiété, euphorie, hypersensibilité, les femmes ne savent généralement plus où donner de la tête. On appelle généralement cet état le baby-blues et il peut continuer jusqu’à quelques jours après l’accouchement. Mais lorsque cet état dure au-delà de ces quelques jours, il faut intervenir. La mère étant le premier contact du nouveau né avec le monde, son état de dépression peut sérieusement affecter le développement de l’enfant et ce sur plusieurs plans. La dépression post natale est donc un sujet à considérer avec sérieux.

Les risques de la dépression postpartum
Déjà durant la grossesse, la femme a du mal à gérer ses émotions. Elle est soumise à l’influence de ses hormones et passe d’une humeur à une autre en un rien de temps. Si après l’accouchement, qui est vu comme une délivrance, la femme est toujours aussi irritable, ce n’est plus normal. Les symptômes de la dépression postpartum sont l’insomnie ou l’hypersomnie, la perte d’appétit ou la boulimie, l’impression de ne pas être à la hauteur, des crises de larmes répétées, difficultés à s’occuper de son enfant, manque d’enthousiasme, sourire figé… ce phénomène est plus fréquent après la première grossesse.
Le premier à souffrir de cet état d’âme est le nouveau-né. Une mère souffrant de dépression postpartum interagit moins avec son enfant. Elle est réticente à le nourrir au sein, jouer avec lui, lui manifester de l’attention… cette attitude fragilise la relation mère-enfant or c’est justement grâce à cette relation que le bébé découvre progressivement le monde qui l’entoure.
Voici quelques conséquences possibles sur le nouveau né :

  • Retard dans le développement : les nouveau-nés dont les mères sont dépressives peuvent mettre plus de temps à parler, marcher… ils peuvent aussi avoir des difficultés d’apprentissage.
  • Problèmes relationnels : ces enfants peuvent avoir du mal à établir des relations de confiance. Se faire des amis par exemple.
  • Problèmes émotionnels : les enfants se trouvant dans de tels cas peuvent manquer de confiance en eux, avoir une faible estime d’eux-mêmes ou faire preuve de moins d’indépendance que les autres enfants.
  • Dépression : le risque de faire une dépression dans leurs jeunes âges est particulièrement plus élevé chez ces enfants.
  • Problèmes comportementaux : ces nouveaux nés ont des chances de rencontrer des problèmes métaboliques comme des difficultés de sommeil, d’agressivité ou d’hyperactivité.

Une mère souffrant de ce type de dépression doit éviter de s’emprisonner dans les chaînes de la culpabilité ou de la honte. Les symptômes dont vous souffrez sont hors de contrôle et ne font pas de vous une mauvaise personne. Cependant il vous appartient de vous faire aider pour le bien de votre enfant.

Quelques traitements pour vaincre la dépression postpartum
Il est important pour une mère souffrant de dépression postpartum de se faire soigner. Sans quoi le mal peut durer jusqu’à un an et même plus. Elle raterait ainsi toute la petite enfance de son enfant et l’occasion de tisser avec lui des liens immuables.
La psychothérapie : cette forme de traitement est à priori la plus privilégiée lorsque vous choisissez de nourrir votre enfant au sein. Il permet d’éviter les médicaments antidépresseurs qui peuvent être nuisibles pour l’enfant. Cela ne remet certainement pas en cause son efficacité. Que ce soit en groupe ou avec l’aide d’un thérapeute, cette thérapie se concentre sur vos relations avec les autres et vous aide à affronter cette envie de solitude qui vous menace.

La thérapie hormonale : ce type de traitement est basé sur un apport supplémentaire d’oestrogènes dans l’organisme. Ils sont souvent combinés avec des antidépresseurs pour des résultats plus optimaux. Cependant ils ne sont pas sans risques ou effets secondaires. Il est important que vous vous renseigniez auprès de votre médecin sur les implications d’un tel traitement avant de vous y lancer.

Conseiller matrimonial : si l’une des causes de votre dépression postpartum est un problème entre votre époux et vous, le conseiller matrimonial est le remède qui vous convient. Il vous aidera à mettre à plat les problèmes, repartir les responsabilités et vous suivra tout le long de la thérapie de guérison qu’il jugera adapté pour vous.

Les antidépresseurs : ce dernier cas est à considérer si le cas de dépression postpartum est suffisamment grave. Autrement dit si la mère est atteinte au point de ne pas pouvoir s’occuper d’elle-même ou de son enfant. Il faudra consulter un médecin pour une prescription d’antidépresseurs adaptée et pour un suivi rigoureux.
Cependant si vous ne voulez recourir à aucun de ces moyens suscités, vous pouvez choisir de vous prendre en charge avec l’aide de votre entourage. Voici quelques recommandations pour vous aider sur ce chemin.

Soigner votre dépression postpartum naturellement
Il est important pour une maman qui souffre d’une dépression postpartum de prendre soin d’elle-même en s’aérant, se reposant au maximum, mangeant sainement et de s’entourer même si elle n’en ressent pas le besoin. Planifiez vous des temps de détente afin d’en profiter pleinement pour vous dégourdir l’esprit. Parler à votre entourage également vous aidera beaucoup. Tout ceci se résume en ces points :

  1. Trouver quelqu’un a qui vous pourriez parler de vos ressentis sans aucun complexe ou malaise.
  2. Trouver de l’aide afin de vous permettre de vous occuper de vous-même comme il faut.
  3. Réserver du temps pour vous et faites une activité qui vous fait vous sentir bien. Juste pour votre plaisir.
  4. Soyez fière de ce que vous avez accompli même si cela ne semble pas être grand-chose. Donnez libre cours à votre sentiment d’autosatisfaction et de fierté.
  5. Lorsque vous semblez dépassée par des événements, ne vous culpabilisez pas. Au contraire, autorisez-vous à être dépassée. Personne n’est parfait.
  6. Il n’y a pas de super maman, donc ne vous mettez pas la pression de la perfection. Votre bébé appréciera tout ce que vous ferez pour lui. Il vous aime à priori.
  7. Dans vos capacités de travail, ne vous surmenez pas. Demandez de l’aide si vous sentez que vous n’arriverez pas seule à accomplir une tache.
  8. Rejoignez un groupe de parole ou de soutien. Cela vous permettra de constater que vous n’êtes pas la seule confrontée à vos problèmes. Ces séances vous consoliderons petit à petit.

Pour vous qui avez dans votre entourage une femme souffrant de cette forme de dépression, la meilleure chose à faire est d’être présent le plus possible pour elle. Aidez-la dans les taches ménagères ou dans les taches liées au bébé afin de lui permette de s’occuper d’elle. Soyez pour elle une oreille attentive, une amie compréhensive, une épaule pour se reposer. Les conjoints sont les premiers concernés dans ce cas. Il est important de montrer votre appui à votre conjointe.

La dépression postpartum, très peu connue comme étant une maladie, est un mal qui doit être pris en charge assez tôt. Le baby blues est fréquent et ne dure normalement que quelques jours après l’accouchement. Mais lorsqu’il commence à se prolonger sur des semaines, il y a de quoi s’inquiéter. Il est important pour l’entourage de la jeune maman de la soutenir durant cette période. Elle a besoin de soutien, d’attention et de communication. Il ne faut également pas oublier le nouveau né qui pour le moment ne reçoit pas l’amour maternel qui lui est dû. Les deux ont besoin de leur entourage pour se retrouver.